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mercredi 18 septembre 2013

17 Septembre 1939 : l’Union soviétique attaque la Pologne



Les protocoles secrets du pacte Molotov – Ribbentrop signé à Moscou le 23 Août 1939 scellent l’alliance entre le IIIe Reich nazi et l’URSS, qui se partagent en « sphères d’influence » les Etats souverains qui les séparent, notamment les Etats baltes et la Pologne.

de g. à dr. : Ribbentrop, Staline, Molotov

Hitler, dont la priorité est de reconquérir le corridor de Danzig, perdu lors du Traité de Versailles, attaque la Pologne à Westerplatte, près de Gdansk (Danzig) le 1er Septembre 1939 en étant tranquille à l’est. Cette entrée en guerre provoque celle de la France et de la Grande-Bretagne le 3 Septembre 1939.

Le 17 Septembre 1939, l’Union soviétique attaque à son tour la Pologne, par l’est, prétextant que les populations ukrainiennes et biélorusse de Pologne sont discriminées. Si la raison principale est de facto la volonté d’agrandir le territoire de l’URSS, il semble que Staline ait également voulu se venger d’une humiliation qu’il avait subie en 1920 : le Général Staline était dans l’armée Toukhatchevski qui avait subi une désastreuse défaite militaire au cours du « miracle de la Vistule ».

Engageant 7 armées (environ 466 000 hommes), les soviétiques ne rencontreront qu’une faible résistance, l’armée polonaise ayant déjà été sérieusement entamée par la Wehrmacht. Le 23 Septembre 1939, Allemands et soviétiques font déjà une parade commune à Brest-Litovsk, après leur jonction. Le 27 Septembre, Varsovie capitule.

Le 28 Septembre 1939, les deux prédateurs signent un nouvel accord d’amitié entérinant le partage de la Pologne et mettant fin à toute notion de souveraineté nationale de cet Etat. Un des protocoles secret prévoit une coordination pour écraser toute agitation polonaise. Dans ce but, les  échanges entre la Gestapo et le NKVD seront constants durant tout l’hiver 1939 – 1940.  

Officiers nazi et soviétique

Dans l’hagiographie russe d’aujourd’hui, ce sont les méchants nazis qui ont envahi la Pologne et qui sont donc responsables de la seconde guerre mondiale. Personne n’aurait le mauvais goût d’évoquer l’attaque soviétique du 17 Septembre 1939 puisque, pour les Russes, la guerre n’a commencé que le 22 Juin 1941, quand l’Allemagne a attaqué son ancien allié. Les 15 000 Officiers polonais assassinés à Katyń, les 1 800 000 Polonais déportés au goulag et les 200 000 Polonais tués par les Allemands à Varsovie en 1944 parce que Staline a, en toute connaissance de cause, décidé de différer l’attaque,  ne sont sans doute qu’un point de détail de l’histoire !







lundi 16 septembre 2013

12 Septembre 1683 : Jan III Sobieski sauve la civilisation occidentale

Jan III Sobieski


Pour bien comprendre ce qui s’est passé le 12 septembre 1683, il faut remonter … au Prophète Mahomet. Celui-ci avait en effet décrété que l’islam devait être propagé autant par la parole que par l’épée. La conquête, selon le principe de la guerre juste (ou Jihad) commença en Europe à l’été 711 par le franchissement du détroit de Gibraltar. On sait qu’elle ne fut stoppée qu’en 732 aux environs de Poitiers.

En 1299 est créé, par une tribu oghouz ayant conquis l’Anatolie aux dépends de l’Empire byzantin,  l’Empire ottoman qui mènera, jusqu’à sa partition en 1922, une politique d’expansion. A partir de 1347, les Ottomans conquièrent les Balkans : c’est la défaite serbe du Champ des Merles (actuel Kosovo) en 1389, la fin de l’Empire byzantin par la prise de Constantinople en 1453, la disparition totale des royaumes serbes en 1459. Sous le règne de Soliman le Magnifique, les armées ottomanes atteignent Vienne en 1529 et 1532, y mettant le siège en vain. L’Empire Ottoman est alors un acteur majeur du jeu diplomatique européen, où il est un allié traditionnel du « Roi très chrétien, » le Roi de France, contre les Habsbourg autrichiens.

La mort de Soliman le Magnifique en 1566 marquera la fin de l’âge d’or de l’Empire ottoman. En 1571, à la bataille navale de Lépante, la flotte chrétienne, commandée par le jeune don Juan d’Autriche (24 ans), fils naturel de Charles Quint, envoie par le fond 240 des 300 navires ottomans. 
  
Les frontières ottomanes ne vont guère changer jusqu’en 1683, grâce notamment à la paix de Zsitvatorok (1606) entre l’Empire ottoman et le Saint Empire Romain Germanique. Mais la fin du XVIIe siècle voit l’émergence du contre pouvoir des Grands Vizirs face aux Sultans, les Grands Vizirs entamant une restructuration de l’Empire et le rétablissement de sa grandeur. Le pouvoir ottoman est restauré en Transylvanie, la Crète est conquise en 1669, la Podolie est prise aux Polonais en 1676. Dans la foulée, les Ottomans du Vizir Kara Mustafa mettent pour la deuxième fois le siège à Vienne à partir du 14 Juillet 1683. L’Empereur Léopold 1er, ne disposant que de 27 000 hommes, dut se résoudre à quitter sa capitale avec 80 000 habitants de Vienne, ne laissant pour la défendre que 15 000 hommes et 8 700 volontaires aux ordres du comte Ernst von Starhernberg.

Kara Mustafa voulait manifestement prendre Vienne intacte, de façon à saisir ses richesses. Pour cela, il fit le blocus de la ville, coupant la garnison de tout ravitaillement. Heureusement, le 6 Septembre 1683, les troupes du Roi de Pologne Jan III Sobieski, qui avait pratiquement dégarni son royaume pour honorer le traité d’alliance avec l’Autriche, firent leur jonction avec les troupes impériales commandées par Charles V de Lorraine, à 30 km de Vienne. Le leadership fut confié au Roi de Pologne, du fait de son expérience. Il avait d’ailleurs déjà défait les Ottomans en 1673 à Chocim, ce qui lui avait valu d’être élu Roi de Pologne - Grand-duc de Lituanie l’année suivante.

Le siège de Vienne

Le 12 Septembre 1683, à 4 heures du matin, se voyant menacé, c’est Kara Mustafa qui déclencha l’attaque afin de perturber la mise en place du dispositif austro-polonais sur le Kahlenberg. A 17 heures, alors qu’elle n’avait pas été engagée jusque là, la cavalerie polonaise, forte de 20 000 chevaux, descendit des collines, le Roi Jan Sobieski chargeant lui-même à la tête de 3 000 hussards ailés. Les lignes ottomanes furent enfoncées, le camp rapidement pris, d’autant que la garnison viennoise attaqua de son côté. Trois heures après l’attaque, Vienne était sauvée et les Ottomans étaient en déroute.

Après la bataille, Jan III Sobieski, paraphrasant Jules César, déclara « Venimus, Vidimus, Deus vincit » (Nous sommes venus, nous avons vu, Dieu a vaincu).  Cette bataille marqua la fin historique de l’expansion ottomane en Europe et le début d’une guerre de libération qui fut conclue par le Traité de Karlowitz, le 26 Janvier 1699. Le Pape surnomma Sobieski « le sauveur de Vienne et de la civilisation occidentale ». Les Ottomans eux-mêmes l’appelèrent « le lion de Pologne ». La Fête du Saint Nom de Marie, célébrée le 12 Septembre, fut instituée par le Pape Pie X en mémoire de cette bataille. 

La famille de Jan III Sobieski

On rappellera que Jan III Sobieski était marié à la Française Marie Casimire Louise de la Grange d’Arquien. Leur fils aîné,  Jakub Ludwik Henryk Sobieski, né en 1667 à Paris, âgé donc d’à peine 16 ans, participa à la bataille aux côtés de son père. Le matin de la bataille, il avait été armé chevalier par son père, symboliquement avec l’épée que don Juan d’Autriche portait à la bataille de Lépante.

Le Roi Jan III Sobiski et son fils aîné Jakub (Jacques)







dimanche 15 septembre 2013

La bourde du jour : Talence ressuscite l’URSS


Ce week-end (14 – 15 Septembre 2013) se déroule à Talence, près de Bordeaux, la 37ème édition du  Décastar, meeting international d’épreuves combinées (Décathlon pour les hommes, heptathlon pour les femmes). Ce meeting est toujours de très haut niveau et, par exemple cette année, le perchiste Renaud Lavillenie a l’intention de s’attaquer au mythique record du monde en plein air de Sergueï Bubka (6m14).


Mais hier, des spectateurs observateurs ont été surpris (Euphémisme signifiant choqués) de voir flotter, parmi les drapeaux des nations participant à ce Décastar, celui de …… l’U.R.S.S. (cf. ci-dessous)! On croyait pourtant l’URSS disparue avec sa dissolution, le 26 Décembre 1991.


Je ne jette pas (pas trop) la pierre à l’ADEM (Association pour le Développement des Epreuves Combinées et du Meeting de Talence), car ce sont des bénévoles d’une association loi 1901 qui se dévouent pour leur passion du sport. Mes honorables correspondants pensent d’ailleurs que ça peut être une méprise avec le drapeau chinois. Mais ça serait bien qu’à l’avenir ils se fassent aider d’un spécialiste des drapeaux afin d’éviter de potentiels incidents diplomatiques ! (Vous vous souvenez sans doute des drapeaux lituaniens à l’envers au Palais de l’Elysée, le 4 Septembre 2009).  

Drapeau chinois



   



mardi 10 septembre 2013

Cycle « A la découverte d’un Pays Balte : la Lettonie » à Uzès

Riga

Sous l’impulsion de M. Jean-Louis Leprêtre, qui fut Conseiller Culturel à l’Ambassade de France en Lettonie de 2007 à 2011, l’association des Amis de la Médiathèque d’Uzès dans le Gard organisent du 12 Septembre au 25 Octobre 2013 un cycle culturel (expositions, conférences, concert et film) pour mieux faire connaître la Lettonie.

M. Jean-Louis Leprêtre, avec Mme Cransac, présidente des Amis de la médiathèque

Tout comme sa voisine lituanienne, avec laquelle elle est encore allègrement confondue, notamment dans les médias français, la Lettonie est encore le plus souvent ignorée, voire méprisée. Il est symptomatique d’ailleurs que les médias utilisent encore ad nauseam le stéréotype « petite ex-république soviétique » pour les décrire, 23 ans après leur retour à l’indépendance et 9 ans après leur entrée dans l’Union Européenne. Pourtant, il serait de bon ton d’évoluer dans la mesure où la Lettonie va entrer dans la zone Euro au 1er Janvier prochain, où Riga va être capitale européenne de la culture en 2014, et où la Lettonie va assurer la présidence du Conseil de l’UE au premier semestre 2015.  

Ventspils

L’ambition des manifestations proposées par la Médiathèque d’Uzès est donc de mieux faire connaître la Lettonie, notamment à travers l’histoire, l’architecture, la musique, la photographie et le cinéma. Le jeune public ne sera pas oublié puisqu’il y aura, chaque mercredi du mois d’Octobre,    des projections de films d’animation lettons. Des conférenciers célèbres et spécialisés comme Suzanne Champonnois (11 Octobre), Jean-Paul Kauffmann (27 Septembre) et Pascal Orcier (13 Septembre) feront le déplacement dans le Gard.
Le programme complet des manifestations peut être trouvé sur le site de la médiathèque d’Uzès : http://www.uzes-mediatheque.com/.

La meilleure récompense des organisateurs, qui se sont démenés pour présenter un programme éclectique, serait que le public assiste nombreux à cette manifestation de qualité. Uzès n’est qu’à 25 km au nord de Nîmes et 40 km à l’ouest d’Avignon.

Art nouveau à Riga