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dimanche 24 mars 2013

De retour, mais ……



Je suis rentré vendredi soir de mon périple qui m’a conduit à Riga, Tallinn, Vilnius, Kaunas et Paris, après des centaines de kilomètres en bus, 3 conférences et beaucoup de rencontres sympathiques. A mon retour, plus de 300 emails m’attendaient et 25 à 30 s’ajoutent chaque jour.

Riga (Monument de la Liberté) sous le soleil

Pour l’instant, je me contenterai de citer les points forts de ce voyage, sur lesquels je reviendrai ultérieurement :

    # Redécouverte de Tallinn (Estonie), où je ne venais que pour la 3ème fois en 15 ans ;

Tallinn (Toompea) toujours sous le soleil

    # Conférence au Centre Robert Schuman de Kaunas (Lituanie) sur le comte lituanien Liudvikas Mykolas Pacas, général de Napoléon ;

Conférence au Centre Robert Schuman de Kaunas, avec Birutė Strakšienė 


    # Deux conférence de présentation des Etats baltes, à l’Ambassade de Lituanie à Paris, au profit de l’agence de voyages « Gallia voyages ».

A suivre ……  

Tallinn : la "Grosse Marguerite" et l'église St-Olav

mardi 12 mars 2013

On the road again …… maybe*



* Encore sur la route ….. peut-être !

Vilnius

Je suis censé partir demain pour 10 jours, dont une semaine dans les Pays baltes. Je dis « peut-être » car, quand je vois la pagaille entraînée par la neige en ce moment même en région parisienne, et plus généralement dans le nord de la France, ce n’est pas gagné d’avance !

Mais supposons ……

Je vais donc me « ressourcer » pendant quelques jours dans les Pays baltes suivant un itinéraire Riga – Tallinn – Riga – Vilnius – Kaunas – Riga, effectué en bus de ligne. La température devrait être moins basse que prévu primitivement, puisqu’elle ne devrait pas passer au-dessous des – 15°.

Le comte Liudvikas Mykolas Pacas


A Kaunas, je ferai une conférence sur le comte lituanien Liudvikas Mykolas Pacas, général de Napoléon, le lundi 18 Mars à 17H30 au Centre Robert Schuman. La famille Pacas était une grande famille nobiliaire du Grand-duché de Lituanie, qui a donné notamment Mykolas Kazimieras, constructeur de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Vilnius, et Kristupas Zigmantas, constructeur du monastère de Pažaislis, près de Kaunas. Liudvikas Mykolas, lui, général de division, sera un des derniers à défendre Paris contre les cosaques le 30 Mars 1814, conduisant personnellement la dernière charge de cavalerie à la barrière de Pantin.

Retour en France le 20 Mars soir (Maybe……) pour donner deux conférences, à l’Ambassade de Lituanie, au profit de responsables groupes seniors et comités d’entreprises, clients de l’agence « Gallia Voyages ».   
Rendez-vous donc le 23 Mars …… ou dès demain si la SNCF, la RATP, ADP (Aéroports de Paris) et la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) n’y mettent pas de la bonne volonté !  

Attention, ça glisse ! (en Letton) 

lundi 11 mars 2013

11 mars 1990, la Lituanie rétablit son indépendance



En Lituanie, le 11 Mars est le « Lietuvos Nepriklausomybės Atkūrimo diena », le Jour de la restauration de l’Indépendance de la Lituanie. Il commémore ce soir du 11 Mars 1990 quand, à 22H44, le Soviet Suprême de la Lituanie a adopté l’Acte de rétablissement de l’Etat indépendant de Lituanie.  


Dans la salle des sessions plénières, le drapeau tricolore recouvre les armoiries soviétiques. Le Soviet, devenu Diète Reconstituante, proclame le retour en vigueur de la Constitution de 1938. Ce fait doit être interprété comme un moyen pour démontrer la continuité de la souveraineté de la Lituanie, interrompue par 50 ans d’occupation soviétique.

Le Grand-duché de Lituanie avait été un Etat souverain de 1253 à 1795, disparaissant dans les trois partages de la Pologne – Lituanie, au profit principalement de la Russie mais aussi de la Prusse. La notion de continuité est importante. Car le fait de dire que le 11 Mars 1990 serait une nouvelle indépendance, après celle de 1918 – 1940, accréditerait l’affabulation, encore en vigueur dans la Russie d’aujourd’hui, selon laquelle les Etats baltes auraient rejoint l’U.R.S.S. de leur plein gré et n’auraient pas été occupés.

On soulignera également que le rétablissement de l’indépendance date bien du 10 Mars 1990 et non pas d’un quelconque jour d’Août 1991 quand, après le bien étrange putsch de Moscou, la puissance occupante soviétique a daigné reconnaître cette indépendance. On rappelera d’ailleurs que l’Islande fut la première à reconnaitre le retour à l’indépendance de la Lituanie le 11 Février 1991.



samedi 9 mars 2013

9 Mars 1814 : naissance de Taras Chevtchenko




Né le 9 Mars 1814 du calendrier grégorien, Taras Hryhorovytch Chevtchenko (en Ukrainien Тарас Григорович Шевченко) est considéré comme le plus grand poète romantique de langue ukrainienne.

Né à Moryntsi (région de Kyīv), alors empire russe, dans une famille de paysans serfs, le jeune Taras devient orphelin à l’âge de 12 ans. Il travaille et étudie chez un diacre puis, à 14 ans, il devient serviteur chez un seigneur nommé Pavel Engelhardt, avec qui il part à Vilnius à l’automne 1828. Il y restera jusqu’au début de l’année 1831. La femme d’Engelhardt, ayant distingué des dispositions de Taras pour la peinture, obtient qu’il suive les cours du peintre Yan Roustem à l'Université de Vilnius.

Suivant son maître à Saint-Pétersbourg en tant que domestique, c’est le peintre et professeur Karl Briullov qui rachète sa liberté le 5 Mai 1838. De 1838 à 1845, Taras Chevtchenko peut alors étudier à l’Académie des Beaux-arts.

Au printemps 1846, Chevtchenko adhère à la Confrérie de Cyrille et Méthode qui avait pour objectif d’abolir le servage ainsi que les privilèges de la noblesse, la promotion de la liberté de croyance, de pensée et d’expression, et plus globalement la libération de toutes les nations slaves au sein d’un Etat fédéral. La confrérie n’exista que onze mois, la dénonciation d’un étudiant mettant fin à l’existence du mouvement. Bien que l’appartenance de Chevtchenko à la Confrérie ne puisse pas être officiellement prouvée, ce fut lui qui fut sanctionné le plus durement. Le 30 Mai 1847, il fut condamné à être incorporé comme simple soldat au Régiment d’Orenbourg, le Tsar Nicolas 1er ajoutant de sa propre main « sous une surveillance très étroite avec interdiction d’écrire et de dessiner ».


Taras Chevtchenko ne fut libéré de son exil militaire qu’en 1857, deux ans après la mort de Nicolas 1er. Mais il restera sous surveillance policière jusqu’à sa mort, à Saint-Pétersbourg, le 10 Mars 1861. Des 47 ans de sa vie, Chevtchenko en avait passé 24 au servage et 10 en exil.

Kaniv

Initialement enterré à Saint-Pétersbourg, la dépouille du poète fut ramenée deux mois plus tard sur la colline de Chernecha Hora (Чернеча гора = la Colline du Moine), près de Kaniv où sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage pour des millions d’Ukrainiens.

Vilnius

A Vilnius, une statue sur Visų Šventujių gatvė commémore le séjour du poète de 1828 à 1831.

Paris

A Paris, un buste, dans un square adossé à la cathédrale gréco-catholique ukrainienne St-Volodymyr, au carrefour du boulevard St-Germain et la rue des Saints Pères, rappelle le souvenir du poète national ukrainien. La diaspora ukrainienne s’y réunit régulièrement.