

Les médias français n’en parlent pas. Il faut dire qu’avec le psychodrame de l’équipe de France de foot, ils sont déjà fort occupés …
Demain matin 21 Juin, à 06H00 GMT, Gazprom menace de réduire de 85 % ses livraisons de gaz au Bélarus.
Au départ de l’affaire, il y a une dette évaluée à 200 000 US$, que Gazprom réclame au Bélarus. Or le Président Loukachenko ne reconnait pas cette créance. Pire, alors qu’il y avait négociation, le vice-ministre bélarusse de l’énergie a accusé Gazprom ce samedi de lui devoir …… 200 millions de US$ pour paiement du transit du gaz russe par son territoire.
Samedi soir, le Président du Comité de Management de Gazprom, Alexey Miller, a déclaré « Les négociations se sont achevées sans résultat. Je n’ai rien de plus à ajouter à ce qu’a dit le président Dmitri Medvedev il y a quelques jours […] Le délai de cinq jours se termine bientôt ». Interrogé sur la réduction du transit de gaz, il a indiqué qu’il y avait des possibilités techniques à travers l’Ukraine et la Pologne afin de contourner le Bélarus.
Car, comme le montre la carte ci-dessus, 20 % des importations de gaz russe pour l’Union Européenne transitent par le Bélarus, le reste passant par l’Ukraine.
Cette situation est assez étonnante quand on sait que, depuis 1999, la Russie et le Bélarus forment une Union commerciale, économique, militaire, douanière, etc.… Mais les conflits entre les deux Etats sont courants, le dernier en date, en Janvier 2010, portant sur le prix du pétrole russe. On citera également le conflit du lait en 2009.
Ne doutons pas non plus que la Russie, dont Gazprom est un des principaux bras armés, ne met peut-être pas de bonne volonté pour régler le conflit, histoire de bien montrer aux clients européens de Gazprom la nécessité du futur gazoduc North Stream.
Alors fermera ? Fermera pas ? Réponse demain matin.