Pages vues le mois dernier

Affichage des articles dont le libellé est Riga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Riga. Afficher tous les articles

mercredi 12 septembre 2012

La bourde du jour, voire pire !



J’avais abandonné le thème qui, à une époque, semblait réjouir fort les lecteurs de ce blog et du précédent. Car, ce qui était au départ amusant était devenu affligeant. Mais là, c’est tellement énorme, que je ne peux m’en empêcher ! Je me suis même assuré que ce n’étais pas un « fake ».

Il s’agit d’un article du « Nouvel Obs » qui est en fait une succession de bourdes :

On y relève plusieurs erreurs historiques :

      # Riga gouvernée par la Suisse au XVIIIe siècle, laquelle Suisse aurait laissé son empreinte historique. C’est la Suède qui ne va pas être contente ……

La porte suédoise (et non pas suisse....)

      #  Le drapeau au sommet de la tour du château de Riga qui change au gré des occupations au IXe siècle. Quand on sait que Riga a été fondée en 1201 par Albert von Buxhoeveden (même s’il y avait un village peuplé de Lives et de Lettes depuis le XIe siècle) et que le premier château a été construit en 1330, ça ne manque pas de sel !  

Le château de Riga (construit à partir de 1330)

Mais aussi :

      # Riga capitale européenne de la culture en 2001 : elle ne le sera qu’en 2014. La Commission Européenne a lancé en 1990 un « Mois culturel européen ». Il se déroulait chaque année dans une ville située dans n'importe quel pays européen respectant la démocratie, le pluralisme et l'État de droit. Cet événement devait surtout profiter aux pays d'Europe centrale et orientale à une époque très précise de leur histoire. C’est ce dont Riga a profité en 2001. Il n'est plus d'actualité depuis 2003.

      # Au détour d’une phrase, on comprend qu’il y aurait un métro à Riga. Rappelons qu’un projet de métro à Riga avait été initié au milieu des années 70, donc à l’époque soviétique. Mais de délais en report, de problèmes techniques en protestations, et suite à la chute de l’URSS, le projet n’a jamais vu le jour !  

Le plan projeté du métro de Riga ..... qui n'a jamais vu le jour

J’en oublie peut-être……

L’auteur de cet article (je n’ose l’appeler journaliste) a-t-il été payé pour « ça » ? Lui aurait-on même payé le voyage ? Je ne peux le croire ! Et quand je pense qu’il y a sur place des journalistes compétents qui ne demandent qu’à travailler …… 

mercredi 5 septembre 2012

5 Septembre 1867 : naissance de Mikhaïl Eisenstein



Les cinéphiles connaissent surtout le fils, Sergueï Eisenstein (1898 – 1948), cinéaste réalisateur entre autres du « Cuirassé Potemkine », d’ « Alexandre Nevski » et d’ « Ivan le Terrible ». Les amateurs d’art connaissent, eux, surtout le père, Mikhaïl, célèbre pour ses réalisations d’immeubles Art Nouveau.  
  
Né le 5 Septembre 1867 à Saint-Pétersbourg (sous réserve qu’il n’y ait pas eu confusion entre calendriers julien et grégorien, certaines sources citant le 17 Septembre), Mikhaïl Eisenstein est d’origine germanique juive du côté paternel et suédoise côté maternel, assimilé dans la société russe. Il sort parmi les premiers de l’Institut des ingénieurs civils de Saint-Pétersbourg en 1893 et s’installe à Riga, a priori en 1895, alors dans l‘Empire russe, gouvernement de Livonie. Il devient architecte des édifices publics de Riga puis de toute la Livonie. Il se marie en 1897 et s’installe alors au 6 avenue Nikolayev, aujourd’hui Krišjāņa Voldemāra, où il habitera jusqu’au 10 Août 1917.

Mikhaïl Eisenstein, son épouse et le petit Sergueï

Parallèlement à son emploi de chef du département du trafic routier de la province de Vidzeme, il maintiendra une activité architecturale soutenue, et c’est pour cela qu’il est connu à Riga. Car, pendant les deux décades 1897 – 1917, il construira à Riga 19 bâtiments dans le style à la mode du moment : l’Art Nouveau.



Il construit trois immeubles entre 1897 et 1901, le premier au 19 Strēlnieku ielā, mais dans le style neo-classique. Même s’il n’est pas certain qu’il ait voyagé à Paris pour voir l’Exposition Universelle de 1900, celle-ci a eu une importance essentielle, ne serait-ce qu’à travers les catalogues, sur la découverte de l’Art Nouveau par Mikhaïl Eisenstein. On se souviendra par exemple des entrées de station de métro (la ligne Vincennes – Maillot a été inaugurée le 19 Juillet 1900) dessinées par Guimard. Cette influence se ressentira dès 1901 avec le bâtiment du 33 Elizabetes ielā.

Elizebetes iela 10b

Six des immeubles construits par Mikhaïl Eisenstein sont situés dans l’Alberta ielā, devenue la concentration la plus dense de bâtiments de ce style en Europe. On notera les deux sphinx qui flanquent l’entrée du 2a Alberta ielā, le dernier bâtiment Art Nouveau construit par Mikhaïl Eisenstein en 1906. Son fils Sergueï, qui était aussi un dessinateur prolifique dès l’âge de 10 ans, aimait ces deux sphinx et les avait croqués. On les retrouve paraît-il dans « Le Cuirassé Potemkine » (réalisé en 1925), je vous laisse vérifier (par exemple sous-titré en Anglais  sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=Bh2SuJrEjwM) 

Alberta iela 2a

Mikhaïl Eisenstein construira d’autres immeubles, jusqu’en 1911 (Lomonosova ielā 3), mais dans un style géométrique plus rigide, l’Art Nouveau étant brusquement passé de mode.   
  
Séparé de son épouse, à qui il reproche son infidélité, en 1909, la famille va finir d’éclater avec la révolution d’octobre 1917. Sergueï s’engage comme volontaire dans l’armée rouge, alors que son père rejoint l’armée blanche comme ingénieur. Avec la prise du pouvoir par les bolcheviques, Mikhaïl s’enfuie à Berlin où il mourra le 2 Juillet 1920 (Sergueï n’apprendra sa mort que 3 ans plus tard). Il est enterré au cimetière orthodoxe russe de Tegel.

Pour en savoir plus : « Mikhail Eisenstein, Themes and symbols in art nouveau architecture of Riga (1901 – 1906) » de Solvega Raša, Neptuns Riga, 2003 (en letton et anglais). 


lundi 23 juillet 2012

130 ans de tramway à Rīga


Le 23 Juillet 1901 était mise en service la première ligne de tramway électrique de Rīga, sur Aleksandra iela (aujourd’hui Brivibas). La première ligne électrique dans le monde avait été construite à Berlin (1881). La première ligne électrique en Lettonie a fonctionné à partir du 26 Septembre 1899.

Le "Retrotram", une reproduction du tramway de 1901 à l'usage des touristes
Les premiers tramways, qui étaient en fait à traction hippomobile, étaient apparus à Rīga le 4 Septembre 1882 (le premier au monde apparut à New York en 1850).

C’est une compagnie privée belge qui en avait repris l’exploitation après la Première Guerre mondiale, mais ça s’est avéré être une erreur et la Municipalité a repris les choses en main en 1931.

Aujourd’hui, le réseau de tramway de Rīga, qui fonctionne sans interruption depuis 1882, compte 9 lignes (au total 122,94 km), 243 stations et 267 rames. L’ensemble des transports en commun de Rīga (à l’exception notable des mikroautobuss) est géré depuis le 20 Février par une compagnie municipale, « Rīgas satiksme » http://www.rigassatiksme.lv/en/

Le matériel le plus répandu est encore le Tatra T3SU (SU pour Soviet Union), fabriqué en Tchécoslovaquie, modèle le plus produit dans le monde (11 368 exemplaires entre 1962 et 1990). Riga en a reçu 243 exemplaires construits entre 1974 et 1987 (il en reste aujourd’hui 190).  On y ajoutera 62 Tatra T6B5SU construits entre 1988 et 1990. Leur rénovation a commencé en 1998.




Depuis 2010 sont introduits à dose homéopathique des Škoda 15T (fabriqués en République Tchèque) sur la ligne 6 Jugla – Gare centrale. D’une longueur de 31,4 mètres, comportant 60 sièges mais pouvant transporter au total 318 passagers, il y en aurait actuellement 20 rames.  


vendredi 25 mai 2012

Le Riga Art Nouveau d’Eižens Laube

Eižens Laube


Entre 1858 et 1865, les remparts de la vieille ville de Riga (qui, rappelons-le, faisait partie çà l’époque de l’Empire russe tsariste) ont été détruits, ce qui fut le signe d’un nouvel essor de la ville. En même temps, comme était levée l’interdiction de construire en dur au-delà de la ceinture de boulevards qui avait remplacé les remparts, on assista à une frénésie de construction de bâtiments et d’infrastructures.

Or, le style dominant à l’époque en Europe était le style Art Nouveau, réaction à l’académisme du néo-classicisme. La période Art Nouveau commence aux environs de 1880 et se termine avant la Première Guerre Mondiale. A Riga, elle est circonscrite principalement entre 1900 et 1914.
Elizabetes iela (oeuvre de Mikhaïl Eisenstein)

L’Art Nouveau à Riga présente trois variantes :

# L’Art nouveau dit international, avec des représentations florales et animales, des figures symboliques, mythologiques, voire diaboliques. Cette variante est surtout illustrée par Mikhaïl Eisenstein (1867-1921), père du cinéaste Sergueï Eisenstein ;

# L’Art Nouveau nordique, plus sobre, avec des frises reprenant les motifs traditionnels scandinaves et sytématiquement une représentation du soleil ;

# La variante dite du Romantisme national, qui apparaît après la révolution de 1905, et qui met en exergue la symbolique lettone, avec feuilles de chênes (arbre sacré pour les Lettons), pommes de pain, et bestiaire dit forestier. Ce courant romantique national est surtout représenté par Konstantīns Pēkšens (1859-1928) et Eižens Laube (1880-1967).  

Eižens Laube, né le 25 Mai 1880, a été diplômé en 1907 du département d’architecture de l’Institut Polytechnique de Riga, où il a étudié de 1889 à 1906. Pendant le même temps, il travaille dans le bureau de Konstantīns Pēkšens. De 1909 à 1914, il est Conseiller à la Commission pour les problèmes artistiques dans l’architecture, à Riga. Il fut l’un des pionniers de l’Art Nouveau à Riga et construisit plus de 90 immeubles d’habitation dans ce style, dans la variante du romantisme national. En 1944, il émigra à Hambourg en République Fédérale d’Allemagne puis, en 1950, aux Etats-Unis. Il décédera à Portland, dans l’Oregon, le 21 Juillet 1967.   

Quelques oeuvres d'Eizens Laube







Riga est devenue entre 1900 et 1914 une véritable « Mecque » de l’Art Nouveau, mais pas uniquement dans les rues visitées par les touristes (Alberta iela, Elizabetes iela), mais partout en ville, puisqu’environ un tiers des bâtiments du centre de Riga sont construits dans ce style. En 1997, le centre de Riga a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, car on y trouve la plus forte concentration de bâtiments Art Nouveau en Europe.  
 


dimanche 22 janvier 2012

22 Janvier 1898 : naissance de Sergueï Eisenstein


Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein est un des plus grands réalisateurs russes de la période soviétique. Russe ? Pas si simple…… Car son père, Mikhaïl Ossipovitch Eisenstein, né dans une famille de commerçants de Saint-Pétersbourg, était issu du côté paternel d’une famille juive venue d’Allemagne et côté maternel d’une lignée de Suédois russifiés. Sergueï lui-même est né à Riga le 22 Janvier 1898 *, dans ce qui était alors le Gouvernement de Livonie (Лифляндская губерния), division territoriale de l’Empire russe.

* NB : suivant les sites internet, la date de naissance indiquée varie entre le 22 et le 23 Janvier. En fait, Serguei Eisenstein est né le 10 Janvier 1898 suivant le calendrier julien. Or, au XIXe siècle, le calendrier julien n’avait que 12 jours de retard sur le calendrier grégorien. Ce retard n’est passe a 13 jours qu’au XXe (et XXIe) siècle. Il est donc bien ne un 22 Janvier suivant le calendrier grégorien. C’est d’ailleurs la date retenue par le site de la culture lettone, letonika.lv.

Au cas où vous l’auriez oublié, le père, Mikhaïl Eisenstein, ingénieur en génie civil et architecte, a été le concepteur d’une bonne partie des immeubles Art nouveau de Riga.
Mikhaïl Eisenstein , son epouseYoulia et le petit Serguei 

En 1915, Sergueï Eisenstein entre à l’Institut des ingénieurs civils de Petrograd (nom qui a remplacé en 1914 celui jugé trop germanique de Sankt Peterburg / Санкт-Петербург, avant de devenir Leningrad en 1924). En 1917, il abandonne ses études et s’engage dans l’armée rouge.

C’est à sa démobilisation, en 1920, qu’il devient metteur en scène et décorateur de théâtre. Il fait ses débuts dans le cinéma en 1923 avec court métrage satirique, Le Journal de Gloumov. Or Staline, qui est secrétaire général du Comité central du Parti communiste depuis le 3 Avril 1922, voit tout le pouvoir que peuvent avoir les films en tant qu’outils de propagande et Eisenstein, lui, est loyal envers les idéaux communistes, se concentrant sur les questions sociales, notamment les conflits de classes. Dès 1924, il réalisera d’ailleurs La Grève. 
   
En 1925, Eisenstein réalise Le Cuirassé Potemkine, film de commande traitant de la révolte du cuirassé, le 27 Juin 1905 à Odessa, et de l’insurrection et de la répression en ville qui s’ensuivirent.


Voyageant en Europe (notamment en France), aux Etats-Unis et au Mexique, officiellement pour découvrir les techniques du cinéma sonore, il devient suspect aux yeux de Staline qui l’oblige a rentrer en U.R.S.S.. On lui adjoint un « superviseur officiel » pour le tournage d’Alexandre Nevski en 1938. Conçu à l’origine comme un film de propagande dirigé contre l’expansionnisme nazi, l’ironie voudra qu’il sera retiré rapidement de l’affiche pour cause de Pacte Molotov – Ribbentrop……


Son dernier film, Ivan le Terrible, en trois parties, restera inachevé car Sergueï Eisenstein meurt d’une hémorragie le 10 ou le 11 Février 1948. En tout état de cause, la deuxième partie avait été censurée car Ivan y était décrit comme un tyran paranoïaque. Certains auraient pu être tentés de faire un parallèle avec Staline ……  

Sergueï Eisenstein était également un dessinateur prolifique. On dit que, dans son enfance, il aimait beaucoup les deux sphinx que l’on voit devant l’immeuble nº 2a, construit par son père, de l’Alberta iela, et il les avait reproduits au crayon dans son enfance. On retrouve deux lions ailés très semblables dans Le Cuirassé Potemkine.   

   

vendredi 20 janvier 2012

20 Janvier 1991 : les soviétiques tuent toujours à Riga


Le 13 Janvier 1991, lorsque les dirigeants lettons, légalement élus, du Front populaire apprennent les exactions des OMON soviétiques à Vilnius (cf. http://gillesenlettonie.blogspot.com/2012/01/13-janvier-1991-larmee-sovietique-tue.html), ils appellent les habitants à venir en masse défendre les objectifs stratégiques de Rīga. A 14H, environ 700 000 personnes sont rassemblées sur la place de la cathédrale. A partir du 13 Janvier soir, des barricades sont construites autour du Parlement à Rīga, mais aussi à Liepāja et à Kuldīga.

A partir du 14 Janvier, les OMON menèrent plusieurs attaques dans Rīga. Leur première victime est Roberts Mūrnieks, le 16 Janvier à 16H45, sur le pont de Vecmilgrāvis.  Ses obsèques le 19 Janvier donnèrent lieu à des manifestations.
Barricade Jekaba iela

Le 20 Janvier, 100 000 personnes défilèrent à Moscou pour montrer leur soutien aux Etats baltes. Mais le soir, à Riga, des OMON et des combattants non identifiés (peut-être de l’Alfa Group qui s’était déjà « illustré » à Vilnius) attaquèrent le Ministère letton de l’intérieur. Deux policiers, le Lieutenant Vladimirs Gomonovičs et l’inspecteur Sergejs Konoņenko, un étudiant, Edijs Riekstiņš, et deux cameramen, Andris Slapiņš et Gvido Zvaigzne, furent tués. Est-il utile de préciser qu’aucune des victimes n’était armée ?! Les endroits où ils sont tombés, dans le parc de la bastille, sont marqués par des pierres comparables à celle ci-dessous. Plusieurs autres furent blessés, dont des journalistes.

On rappellera que les OMON, alors acronyme de Отряд милиции особого назначения (Détachement de la Militsia à vocation particulière, dépendant du Ministère de l’intérieur) avaient été mis sur pied en 1979 pour prévenir tout acte de terrorisme ou de « hooliganisme » à l’occasion des J.O. de Moscou de 1980. C’est le Ministre de la Défense (de 1987 à Août 1991), le Maréchal Dmitry Yazov, qui, suivant les ordres de Mikhail Gorbachev, avait envoyé le 7 Janvier plusieurs unités d’OMON dans les républiques sécessionnistes afin de rétablir l’ordre soviétique.
Le Marechal Dmitry Yazov en 2009

Les OMON existent toujours et comptent 25 200 combattants organisés en 208 divisions. L’Alfa Group existe toujours lui aussi et s’est notamment « distingué » lors de la prise d’otages de l’école de Beslan. Le Maréchal Yazov est toujours honoré par la Russie poutinienne (cf. ci-dessus). Et la Russie a récemment refusé que Mikhail Gorbachev vienne témoigner au procès des tueurs supposés de la tour de télévision de Vilnius.

Comment voulez-vous donc que, 20 ans après, les Républiques baltes ne continuent pas de regarder leur voisin russe avec quelque suspicion ?……

Ci-dessous, une vidéo de photos du 20 Janvier 1991, sur une musique fantastique, « Saule, Pērkons, Daugava », que ceux qui me suivent sur Facebook connaissent bien.



mercredi 18 janvier 2012

Transports en commun à Rīga : statistiques 2011


En 2011, les transports en commun de Rīga (Rigas Satiksme) ont transporte plus de 140 millions de passagers (140 447 176). Ils se sont répartis entre :
      # 62 174 292 sur les bus
      # 46 221 833 sur les trolleybus
      # 32 051 051 sur les tramways

Ce volume de passagers est en augmentation de 5 % par rapport à 2010.

La vitesse moyenne a été de 21,3 km/h pour les bus, 15,67 km/h pour les trolleybus et 16,49 km/h pour les trams.

Il y a en tout 53 lignes de bus comportant 1 262 arrêts, 19 lignes de trolleybus pour 365 arrêts et 9 lignes de tram pour 243 arrêts.

Au total, les bus ont parcouru plus de 26,7 millions de kilomètres, les trolleybus plus de 12,6 millions de km, et les trams 9,8 millions de km.



Ce post ne vous sert à rien ? Sans doute…… Mais, à cette aune, rien ne sert à quoi que ce soit ! Et qui sait s’il n’y a pas quelqu’un qui fait quelque part une thèse sur – par exemple – « L’influence des vibrations du passage du tramway nº 6 sur les immeubles art nouveau de Krišjaņa Barona iela entre le 4 Mai 1990 et le 1er Mai 2004 » !

De plus, c’est une occasion de montrer quelques ORNI (objets roulants non identifiés) du réseau de tramways de Rīga.  











lundi 28 novembre 2011

Les photos du jour: tempête à Riga


C’était prévu : une tempête est passée ce matin sur la Lettonie, avec surtout des vents forts, qui ont atteint 31 m/s (111 km/h) à Ventspils (côte ouest) et jusqu'à 28 m/s (100 km/h) à Riga.

Les dégâts sont surtout dus à des arbres tombés sur les chaussées et parfois sur des voitures (cf. vidéo en bas d’article). Les branches, en tombant sur les fils de trolleybus, ont parfois entraîné des perturbations dans le trafic de ceux-ci. Les mêmes causes ont entraîné des coupures d’électricité, et, à 17H locales, 9 000 clients étaient encore dans le noir, notamment sur un axe au nord de Riga, Jugla - Sigulda.


En outre, la tempête, en précipitant, la mer dans l’estuaire de la Daugava, a fait monter le niveau de celle-ci de 122 cm à Riga, mais ce qui n’a pas entraîné d’inondations notables.
Riga, le canal de ville, 

Aux dernières nouvelles, le sapin de Noël sur la place de l’Hôtel de Ville de Riga (Rats laukums) est resté debout. Ce ne fut pas le cas à Tallinn …… mais avant la tempête !  Cf. http://www.estonie-tallinn.com/2011/11/des-sapins-qui-ne-tiennent-plus-debout.html



samedi 12 novembre 2011

La vidéo de la veille

Cérémonie du jour de Lāčplēsis hier au Monument de la Liberté à Riga. Notez la forme originale du képi des soldats de l’Armée de Terre lettons. Et, même si vous n’y comprenez rien, écoutez la sonorité de la langue lettone.

mercredi 28 septembre 2011

28 Septembre 1919: fondation de l’Université de Lettonie


La fondation tardive d’une Université en Lettonie est due aux circonstances historiques puisque la nation lettone n’a pu avoir son propre Etat qu’à partir du 18 Novembre 1918. Un congrès des Professeurs et des Travailleurs de l’Education avait toutefois eu lieu du 7 au 13 Juin 1917, à Tartu (Estonie), congrès qui avait défini les principes de base d’une Université de Lettonie.
Le 28 Septembre 1919 est solennellement ouverte une Latvijas Augstskola (Ecole supérieure de Lettonie) dans le bâtiment de l’ancien Institut Polytechnique de Riga (Rīgas Politehniskā institūta) au 19 Boulevard Raiņa (ci-dessous). Cette Ecole supérieure ne prendra le nom d’Université de Lettonie (Latvijas Universitāte) qu’après l’adoption de la nouvelle Constitution, entrée en vigueur le 7 Novembre 1922. Elle était la première au monde à permettre un enseignement supérieur en langue lettone. Elle comportait 12 facultés qui, par exemple pendant l’année académique 1937/1938, accueillaient un total de 6 780 étudiants dont 86 % étaient lettons.
Pendant les deux occupations, nazie et soviétique, l’Université ne fut pas fermée, mais ses programmes furent « adaptés » aux exigences idéologiques de l’époque. Après que la Lettonie eut regagné son indépendance, le Conseil Suprême de la République de Lettonie (Latvijas Republikas Augstākā Padome) confirma, le 18 Septembre 1991, les statuts de l’Université de Lettonie, réintroduisant ses attributs et ses traditions.   
En 2009, l’Université de Lettonie comptait 13 facultés et 21 instituts. Elle enseignait à 20 048 étudiants dont 78 % en premier cycle et 4 % (746) de Doctorants. Il y avait 2 276 personnels d’encadrement, dont 45 % (1 429) de personnel enseignant.
Sa devise est Scientiae et patriae (Pour la Science et la Patrie)
Pour en savoir plus (en anglais) : http://www.lu.lv/eng/


mardi 9 août 2011

Quoi de neuf à Riga ?

J’ai effectué la semaine dernière un « rapide » aller-retour en voiture à Riga pour y récupérer mes affaires qui s’y trouvaient encore. Brèves impressions sur ce qui a changé. (NB : rapide est entre guillemets car, compte tenu du temps nécessaire pour traverser la Pologne, ce n’est pas obligatoirement l’adjectif le mieux adapté).

Tout d’abord, pour avoir eu à l’emprunter, il m’a semblé que les nouvelles rames de tramway étaient plus nombreuses sur la ligne 6. Sachant qu’en tout état de cause il y a 252 rames de tramway à remplacer, les vieux modèles Tatra (datant des années 88-90) ont encore de beaux jours devant eux………

Par ailleurs, la construction de la future bibliothèque nationale, dite « château de lumière » semble progresser, pour autant qu’il m’ait été permis d’en juger depuis l’autre côté de la Daugava. Les travaux de construction ont commencé en Juin 2008 et devraient être terminés pour une ouverture le 18 Novembre 2012. http://www.lnb.lv/en/home/learn-more-about-the-new-nll  

Le Musée des Arts Etrangers (Ārzemju mākslas muzejs) devrait rouvrir le 22 Aout 2011 dans ses nouveaux locaux de Doma laukums (voir http://gillesenlettonie.blogspot.com/2010/09/le-musee-des-arts-etrangers-de-riga.html ). Vu de l’extérieur, quelques ouvriers s’activent encore sur le gros œuvre. Des événements liés à l’inauguration auront lieu le 20 Aout.

Et justement, à propos de Doma laukums, la cathédrale luthérienne est en réparation. Ce n’était certes pas du luxe. Je me souviens qu’elle avait été fermée « un certain temps » car des éléments de pierre avaient tendance à se déliter en petits morceaux ! http://www.doms.lv/index/

dimanche 31 juillet 2011

Retour aux sources ….


Je pars ce dimanche 31 Juillet après-midi pour un aller-retour à Riga par la route. Retour prévu le dimanche 7 Aout.

Il n’y aura donc pas de mise à jour du blog pendant cette période.



lundi 25 juillet 2011

25 Juillet 1211 : première pierre de la cathédrale de Riga

Le 25 Juillet 1211, l’archevêque Albert von Buxhövden (ci-dessous, sa statue dans le cloitre de la cathédrale - voir aussi http://gillesenlettonie.blogspot.com/2010/06/albert-von-buxhovden-et-riga.html ) posait la première pierre de la cathédrale de Riga (Rīgas Doms).

Peu de choses sont connues sur cette étape initiale de la construction de la cathédrale, sinon qu’elle brûla rapidement et que la construction de la nouvelle, cette fois en briques, se fera à partir de 1215. Elle brûlera toutefois à nouveau en 1547. C’est certainement la raison pour laquelle elle renferme aujourd’hui une architecture et des trésors artistiques de différentes époques, romane, gothique, baroque et même art nouveau. Pendant la période soviétique, l’autel fut démonté et la cathédrale fut transformée en salle de concert.

C’est aujourd’hui le plus grand lieu de culte de l’époque médiévale dans les Etats baltes. Elle sert au culte de l’Eglise Evangélique Luthérienne, mais elle est aussi le théâtre de cérémonies œcuméniques. Elle est le siège de l’archevêque de l’Eglise luthérienne lettone.

Une des pièces les plus remarquables est un orgue, fabriqué de 1883 – 1884 par la compagnie E.F. Walcker & Cie, l'une des plus prestigieuses manufactures d'orgues allemandes. L’orgue comprend 6 768 tuyaux, de 13 mm à 10 mètres. Bien qu’il ne soit jamais venu à Riga, Franz Liszt a écrit un choral, "Nun danket alle Gott", pour sa consécration. De nos jours, des concerts ont lieu régulièrement.

On rappellera que plusieurs confessions chrétiennes ont une cathédrale à Riga. Outre cette cathédrale protestante, il y a en effet la cathédrale Saint Jacques pour l’Eglise catholique romaine et la cathédrale de la Nativité pour l’Eglise orthodoxe.

A l’occasion de ce 800e anniversaire, la Banque de Lettonie a réalisé à 5 000 exemplaires une pièce d’1 Lats en argent (ci-dessous), qui sera vendue au prix unitaire de 29,1 Lats.

Les célébrations de ce jubilé se dérouleront du 25 au 31 Juillet. Le programme (en Letton) peut être notamment consulté sur http://www.diena.lv/kultura/maksla/nakamaja-nedela-atzimes-rigas-doma-800-gadu-jubileju-13893612